Actualités du secrétariat du master

 

 

 

Les actualités du secrétariat pédagogique (absences, emplois du temps, dates des examens, etc) sont disponibles pour les étudiants sur la plate-forme numérique Moodle

https://moodle.univ-paris8.fr/moodle/

Il revient aux étudiants de s’y inscrire et de le consulter régulièrement

 

 

 

Le stage archives s’est tenu cette année du 11 au 14 février 2019

 Il s’est tenu cette année à Nantes. 

L’année précédente à Aix. 

stage archives 2017-2018

Campagne d’admission candidatures 2019-2020

La session 1 et 2 sont dorénavant closes.

L’examen des candidatures de la session 2 sera terminée vers le 10 juillet.

Quelques places seront sans doute réservées dans le cadre d’une session 3 qui se tiendra du 28 août au 8 septembre.

Mais la durée de cette campagne sera de très courte durée avec des entretiens possibles dans les 72 heures après la clôture. 

 

 

Pour plus d’informations cliquez ici

Séminaire Mobilités en Méditerranée

 

Master Méditerranée Maghreb Europe

Département Relations euro-méditerranéennes

UFR EriTES Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis 

 

Séminaire ouvert

Migrations en Méditerranée

Fluidités et barrières. Des langages pluriels

Coordonné par Pascale Froment

 

Les dix séances du séminaire se tiendront le jeudi, de 12h à 15h, en salle D008 (Bât D), à l’exception de la première séance qui aura lieu en salle D003.

 

Programme au 09/01/2019 : -

PDF - 582.6 ko

« Bienvenue en France » ? Exonération partielle des étudiants étrangers sur Paris 8.

Vous trouverez ici la réaction des responsables de la formation parue sur Lemonde.fr en janvier 2019 : http://master-med.univ-paris8.fr/spip.php?article1408

 

L’université exonérera cette année 2019/2020 les étudiants étrangers afin que leurs frais d’inscriptions soient alignés sur ceux des étudiants en provenance de l’UE.

Les présidents d’université demandent la suspension de la hausse des frais pour les étudiants étrangers

Article France Info du 11 décembre 2018

 

La France a besoin des étudiants internationaux qui contribuent à son développement et à son rayonnement dans le monde." Dans un communiqué publié lundi 10 décembre, la conférence des présidents d’université (CPU) demande au gouvernement de suspendre la hausse prévue des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires.

Le gouvernement a annoncé en novembre qu’il allait augmenter les frais de scolarité dans les universités pour les jeunes extra-Européens, tout en affirmant vouloir attirer davantage d’étudiants internationaux en améliorant la politique des visas et en offrant davantage de bourses. Depuis la semaine dernière, quelques universités (Tolbiac, Nanterre, Rennes-2...) ont lancé un mouvement de contestation de cette annonce, en profitant de la vague de revendications des "gilets jaunes".

"Risque important d’exclure des étudiants et des doctorants"

Pour les présidents d’université, le plan du gouvernement "propose des mesures positives et attendues""Mais l’augmentation générale des droits d’inscription annoncée ne constitue pas une réponse adaptée, car elle porte en elle le risque important d’exclure des étudiants et des doctorants que nous accueillons aujourd’hui", ajoute-t-elle. Regrettant une absence de concertation, son conseil d’administration "demande que l’entrée en vigueur des dispositions en cause soit suspendue".

Dans une lettre adressée lundi aux présidents d’université et aux directeurs des écoles de l’enseignement supérieur, la ministre Frédérique Vidal s’est voulu rassurante. Les étudiants internationaux qui "résident depuis plusieurs années en France (...) acquitteront les mêmes frais d’inscription que les étudiants européens", écrit-elle notamment. De même, les étudiants qui ont déjà commencé leurs études en France "ne sont en aucun cas concernés par ces frais différenciés", assure-t-elle. 

Séminaire « Islam politique »année 2018-2019

UNIVERSITE PARIS 8

Master Méditerranée, Maghreb, Europe

Séminaire « Islam politique »

coorodnné par Didier Le Saout

Les mardis de 15h00 à 18h00 Bâtiment D – D003

(Inscription pour les étudiant.e.s venant d’autres formations : dlesaout@univ-paris8.fr) ou auprès du secrétariat du Master - D 203 - secime@univ-paris8.fr)

 

Première séance le mardi 15 janvier 2019

 

Programme provisoire : 

PDF - 38.3 ko

Conférences des métiers Première séance le 6 février 2019

Des professionnels viennent à la rencontre des étudiants

 

Salle D003 de 13 heures à 17 heures

 

Ce deuxième semestre, des spécialistes au niveau local et international, issus d’horizons professionnels très variés - coopération internationale, start-up, action sociale sur le territoire, production culturelle - viennent vous exposer leurs expériences de terrain afin de vous ouvrir, le plus possible, aux réalités du marché du travail. Quatre journées complémentaires vous sont proposées.

1- Journée Entreprenariat (mercredi 6 février 2019)

Un-e repréentant-e de Plaine Comlunes en charge des relations avec les entrepirses

Un représentant de l’APEC (sous réserve)

Abdoulaye SIDIBE  est un chef d’entreprise franco-malien fondateur et directeur de La Roue Bleue, structure de Conseil et de Formation spécialisée dans l’entrepreneuriat.

Mohamed BEN OURIANE (Londre) Ingénieur commercial, Chef d’entreprise, il est

spécialiste de l’Import/export (France, Angleterre, Maroc, Tunisie, Algérie)

 

2- journée : Coopération territorialisée et coopération internationales (mercredi 13 mars 2019)

Dès la liste des intervenants stabilisée elle sera publiée

 

3- journée : Les métiers dans les collectivités territoriales et la diversité des métiers de la recherche (mercredi 3 avril 2019)

Dès la liste des intervenants stabilisée elle sera publiée

4- journée : Les métiers de la culture, des médias et du journalisme(mercredi 17 avril 2019)

 Dès la liste des intervenants stabilisée elle sera publiée

Barbara CASSIN : Etudiants étrangers : « “Bienvenue en France” », un dispositif au nom de contre-vérité, ne doit pas être mis en œuvre »

Tribune parue sur Lemonde.fr - 16 mars 2019

 

Etudiants étrangers : « “Bienvenue en France” », un dispositif au nom de contre-vérité, ne doit pas être mis en œuvre »

Tribune

Barbara Cassin

philologue et philosophe, membre de l’Académie française

L’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors Communauté européenne piétine nos valeurs et menace la francophonie, estime l’académicienne Barbara Cassin.

Publié le 16 mars 2019 à 07h00 - Mis à jour le 16 mars 2019 à 07h00 Temps de Lecture 4 min.

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Tribune. En France, on se soigne et on apprend gratuitement (ou presque) et très bien (ou presque), en tout cas plutôt mieux qu’ailleurs. Voilà de quoi les Gaulois sont heureux et fiers, qu’ils aient un gilet jaune, un col blanc, ou un stylo rouge. Notre identité, nos valeurs sont là, partagées, concrètes.

Je veux ici, très solennellement protester. Je veux faire entendre notre voix à nous, responsables et praticiens de l’enseignement, de la recherche, de l’éducation, de la culture. Pour dire que « Bienvenue en France », un dispositif au nom de contre-vérité, une infox qui ose se présenter comme un plan gouvernemental d’attractivité des étudiants internationaux, ne doit pas être mis en œuvre. Ni eu égard à ce que nous sommes, ni eu égard à la sacro-sainte économie.

La clé de ce dispositif, que l’on veut contraindre les présidents d’université à appliquer, consiste à faire payer très cher – 16 fois plus cette année qu’en 2018 – les droits d’inscription de certains étudiants. Pour ceux qui viennent de pays hors Communauté européenne, ces droits passent de 170 à 2 770 euros pour la licence, et de 243 à 3 770 euros pour le master.

Des fonctionnaires aux ordres

Résultat, pour ne parler que francophonie : sur le même banc, on trouvera un Belge, un Suisse, un Canadien (il y a des accords qui en font des « Européens »), soit des «  riches » qui paieront comme nos enfants. Et on trouvera – ou plutôt on ne trouvera plus ! – un Sénégalais, un Algérien, un Haïtien, qui devraient mais ne pourront pas payer les droits qui leur sont réclamés. Le fils remarquable d’un de mes collègues de Dakar a eu bien tort de choisir la France. Il a déjà perdu un an (refus de visa à cause de l’engorgement du consulat), et va perdre maintenant une autre année de cursus avant de choisir le Canada ou la Chine. Sélectionner par l’argent a rarement été une bonne idée. Sauf pour le paiement de l’impôt.

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Les exclus sont ciblés : francophones d’Afrique, du Maghreb, intellectuellement formés mais sans fortune. Avec un discours redoutable qu’on ne peut pas ne pas lire en filigrane : pourquoi nos impôts à nous financeraient-ils les études de Noirs et d’Arabes ?

Outre les valeurs ainsi piétinées, les présidents de nos universités soi-disant autonomes traités comme des fonctionnaires aux ordres et demain, si cela continue, les étudiants dans la rue avec leurs professeurs, dont je serai, l’idée même de « Bienvenue en France » va contre toute politique intelligente et économiquement efficace à moyen comme à long terme.

Les exclus sont ciblés : francophones d’Afrique, du Maghreb, intellectuellement formés mais sans fortune

C’est par la langue et la culture que ce qu’on ose encore appeler nos valeurs se transmettent. Or, c’est en Afrique francophone que se trouve aujourd’hui la jeunesse qui mondialise la France, sa culture et sa langue. Soyons réalistes et parlons gros sous : la Chine, l’Inde, la Russie recolonisent économiquement le Maghreb et l’Afrique. Avec ce type de mesure absurde, c’est un boulevard que nous offrons à leur influence. La seule résistance que nous pouvons leur opposer est culturelle, mais elle est considérable. Veiller à la relation avec la francophonie où qu’elle soit, voilà une vraie politique économique.

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Bien sûr qu’il faut développer les partenariats avec les universités africaines et proposer des cours dématérialisés, accessibles en ligne. Bien sûr qu’il faut trouver des ressources pour faire mieux vivre nos universités françaises. Mais mauvaise pioche : avec « Bienvenue en France », on n’aura rien, sauf la mort de la francophonie. Et l’anglais, au lieu du français, comme langue de partage.

Un sous-Princeton

Car croit-on vraiment que les « bons », et riches, étudiants chinois et indiens vont venir s’inscrire dans un sous-Princeton ? En Chine, quand j’y enseigne, mes interlocuteurs me demandent de parler d’Homère et d’Aristote, de la grande littérature et de la grande philosophie classiques. Leur attente est celle d’un « troisième pied » culturel : avec leurs propres langue et traditions, millénaires ; le monde anglo-saxon, incontournable ; mais aussi les humanités de la vieille Europe ! Le socle culturel qui permet de comprendre Zola, Marx, ou Lacan. Avec, en France et en français, les cafés, les théâtres, les monuments, les expositions, les cinémas, les rues des villes et les robes des femmes. Comme pour nos étudiants, comme pour nous tous.

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La folie politique de « Bienvenue en France » est que cette mesure va à l’encontre de la politique même de l’actuel gouvernement ! Emmanuel Macron annonce « Afrique 2020 », une « année des cultures africaines ». Il a eu l’intelligence de faire devant l’Académie française, il y a juste un an, un discours sur la francophonie décentrée, celle de « plus d’une langue ». Il a l’audace de proposer l’ouverture, en 2022, d’une « Cité internationale de la langue française » à Villers-Cotterêts (Aisne). Soit au sein de l’un des territoires les plus défavorisés, avec 17 % d’illettrisme, sur les terres pourtant d’Alexandre Dumas et de La Fontaine, là où François Ier a signé l’ordonnance qui consacrait le français au lieu du latin comme langue administrative, pour que, enfin, même un paysan puisse comprendre comment on le jugeait. Il soutient la réalisation d’un futur « dictionnaire des francophones ». Il favorise l’ouverture de notre pratique muséale pour restituer avec précaution, au cas par cas, certains objets essentiels à la nation qui les a fabriqués.

Lire aussi Université : « Jouer la gratuité contre un retour au pays plutôt qu’augmenter les inscriptions »

Jamais octroyer des bourses aux pauvres ne compensera la norme de l’égalité devant l’enseignement. Jamais la pratique aléatoire d’une exception ne vaudra la règle saine. « Liberté, Egalité, Fraternité », inutile d’aller chercher ailleurs la définition du « progressisme ». Soyons donc économiquement intelligents et politiquement cohérents. Et soyons généreux : la générosité est un produit de luxe, or, le luxe tire notre économie en avant. La qualité de vie, la langue, la culture, le partage du beau et du jugement, pas de meilleur argument pour « Choose France » comme on dit chez nous…

Bienvenue en France ? J’ai honte.

Barbara Cassin a notamment publié Quand dire, c’est vraiment faire. Homère, Gorgias et le peuple arc-en-ciel (Fayard, 2018).

Barbara Cassin (philologue et philosophe, membre de l’Académie française)

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