Organisation du cursus

Le parcours Méditerranée, Maghreb, Europe s’organise autour d’un tronc commun, de spécialisations disciplinaires, d’ateliers méthodologiques et cours de langue, et d’un bloc recherche. Quatre spécialisations sont offertes : « Sociologie politique et Sciences sociales », « Géographie » et « Sciences de l’éducation », "Langue et études arabes".

Le tronc commun

L’architecture proposée s’appuie pour partie (UE 1 et UE 2 en M1, UE1 et 3 en M2) sur la nécessité d’EC thématiques qui définissent la spécificité de ce parcours de master en termes de formation et de recherche. Dans ces UE, il s’agit bien de la mise en oeuvre d’une approche transdisciplinaire sur la formation et transformation des sociétés au Maghreb et en Méditerranée. Ces enseignements permettent notamment une analyse des enjeux de la diversité sociale et culturelle dans l’espace méditerranéen.

Outils/Ateliers méthodologiques & Langues

Compte tenu de la spécificité de la mention, la connaissance de plusieurs langues et cultures est essentielle. L’arabe et le berbère sont dispensés au sein du département et se fixent sur les enjeux de la lecture et la traduction de textes en sciences sociales. Les autres EC de langues sont dispensés au centre de langues de l’Université, et le choix de celles-ci sera encadré sur le plan pédagogique afin qu’il soit fondé sur sa pertinence au regard du parcours de l’étudiant et de son projet universitaire et professionnel.

L’enseignement de la méthodologie de la recherche en sciences sociales en 1ère année de master intègre la présentation de méthodes auxquelles ont recours les études en sociologie politique, en sciences sociales (sociologie, anthropologie), en géographie et en sciences de l’éducation, mises en relation avec les approches et problématiques qui organisent les EC mutualisés avec les départements concernés. Cette formation croise des méthodologies et des outils diversifiés transférables dans le domaine de la vie professionnelle (cf. descriptif).

Les spécialisations (UE3 en M1 et UE2 en M2)

Les spécialisations sont fondées sur un travail en commun entre le département Relations euroméditerranéennes et les départements des disciplines concernées et sur la prise en compte du parcours de l’étudiant intégrant notamment la nature de sa Licence. Le nombre de spécialisations est donc susceptible d’évoluer selon ces deux considérations.
Former des spécialistes du monde méditerranéen ou du Maghreb contemporain dans leurs interrelations revêt de multiples dimensions qui méritent à chaque fois de pouvoir s’appuyer sur de solides compétences disciplinaires sans lesquelles la transdisciplinarité perd de sa pertinence. C’est pourquoi le choix a été fait de formaliser de façon institutionnelle ces assises disciplinaires.
Ces UE offrent la possibilité aux étudiants de favoriser leur intégration dans l’université et leurs contacts avec les étudiants de différents départements en suivant des EC dans les parcours de formation mutualisés avec d’autres masters de l’université.
Chacune des quatre spécialisations comprend des enseignements d’un volume horaire qui oscille entre 100 heures et 120 heures en Master 1 tout comme en Master 2.
Les intervenants rattachés aux formations de Paris 8 impliquées dans le master sont également rattachés aux disciplines (CNU) de la sociologie, anthropologie, science politique, géographie et sciences de l’éducation, Langue et civilisations.

Le mémoire

Le mémoire peut avoir une orientation exclusivement recherche ou intégrer une dimension de professionnalisation.
Il est conçu prioritairement dans sa continuité entre le M1 et le M2 même si l’accès au master et à son parcours MME peut être envisagé au niveau du M2. Il sera donc privilégié le choix d’un sujet transversal sur les deux années.
L’encadrement de la dimension recherche ou recherche professionnalisante est assuré de différentes façons :
- à travers les EC de « Méthodologie en Sciences sociales » dans le tronc commun en M1 qui peuvent être complétés par de la méthodologie dans le cadre de la spécialisation de l’étudiant.
- par les EC des ateliers de suivi collectif en M1 pour une construction des problématiques à traiter et un suivi individualisé.
Cette démarche engagée dans le contrat précédent a porté ses fruits en améliorant de façon substantielle les taux de réussite. Chaque étudiant est suivi par un directeur de mémoire et ces
travaux donnent lieu à soutenances devant un jury.

Le stage et le projet tutoré.

Les étudiants ont la possibilité de professionnaliser leurs cursus notamment à travers la réalisation d’un stage et d’un mémoire en M1 et/ou M2.
Pour les étudiants du Master ayant choisi la voie Recherche, il est également possible de cumuler la rédaction du Mémoire Recherche avec un stage conventionné facultatif.
Les étudiants désirant s’engager dans la voie professionnelle suivront un stage de 6 semaines minimum et de 16 semaines maximum qui donnera lieu à la rédaction d’un mémoire de stage articulant professionnalisation et travaux de recherche.
Le terrain de stage doit permettre de tisser un réseau relationnel dans une perspective d’insertion professionnelle.
Cette insertion est également préparée au sein des ateliers « Connaissance des métiers », et « Techniques rédactionnelles », « Travail en archives et terrains d’enquête » en M1 et M2.
Dès le M1, l’insertion professionnelle des étudiants est favorisée par un projet tutoré dont la problématique est définie en lien avec le projet professionnel et donne la possibilité de faire un stage conventionné facultatif.